Dhia Hamzaoui — que tout le monde appelle Dido — s'apprête à devenir le plus jeune français à gravir le Kilimandjaro. Le toit de l'Afrique. 5 895 mètres d'altitude, là où le ciel se confond avec la glace éternelle.
En janvier 2027, quelques jours après son dixième anniversaire, il prendra le chemin du sommet aux côtés de son père. Une ascension en cordée, deux générations, un même rêve.
Ce n'est pas une performance. C'est une histoire. Celle d'un enfant qui croit qu'on peut commencer grand, très grand, très tôt. Et que chaque pas, même petit, écrit quelque chose.
Douze drapeaux, douze langues bredouillées, douze cuisines goûtées. Dido voyage depuis qu'il marche, et chaque voyage l'a façonné un peu plus.
Il sait reconnaître les empreintes, nommer les oiseaux qu'il croise. Il aime l'odeur du bois humide et le silence des forêts. Pour lui, dehors c'est la vraie maison.
Ce projet, il le vit à deux. Son père l'accompagne, le prépare, l'écoute. Une transmission qui se joue pas après pas, respiration après respiration, sur les sentiers qui mènent au toit de l'Afrique.
Il fêtera ses 10 ans juste avant l'expédition. Un cadeau d'anniversaire un peu particulier.
Ses grands-parents viennent des montagnes du Daher, en Tunisie. L'altitude, c'est une histoire de famille.
Randonnée, endurance, acclimatation à l'altitude. Chaque semaine, Dido s'entraîne pour être prêt le jour J.
La voie Machame est l'itinéraire le plus populaire et le plus spectaculaire du Kilimandjaro. Surnommée la « Whiskey Route » pour sa difficulté par rapport à la voie Marangu (la « Coca-Cola Route »), elle traverse cinq zones climatiques en sept jours — de la forêt tropicale aux glaciers éternels.
L'aventure commence à la porte de Machame, au cœur d'une forêt tropicale dense et humide. Le sentier serpente sous un couvert de fougères géantes, de mousses et d'arbres centenaires. Les singes colobes observent les randonneurs depuis la canopée. L'air est chaud, humide, vivant.
La forêt s'efface progressivement pour laisser place à la lande d'altitude. La végétation se raréfie, les bruyères géantes dominent le paysage. Le plateau de Shira s'ouvre — un ancien cratère effondré — avec une vue panoramique saisissante sur le sommet du Kibo.
La journée clé de l'acclimatation. On monte jusqu'à la Lava Tower à 4 630 m — un monolithe volcanique spectaculaire — avant de redescendre au camp de Barranco. Cette technique du « marche haut, dors bas » est essentielle pour préparer le corps à l'altitude du sommet.
Le matin commence par le passage mythique du Barranco Wall — une paroi rocheuse de 257 mètres qui nécessite de l'escalade basique avec les mains. Un moment grisant, au-dessus des nuages. Puis la traversée continue vers la vallée de Karanga, dernier point d'eau avant le sommet.
Le camp de base du sommet. Le paysage est lunaire — pierres, poussière, vent. Le camp de Barafu (« glace » en swahili) porte bien son nom. On s'installe tôt, on mange, on se repose. Le réveil est fixé à minuit. Demain, c'est le jour du sommet.
Le jour le plus long et le plus beau. Départ dans la nuit noire, à minuit. Les lampes frontales dessinent une file de lumières dans l'obscurité. Pas après pas, souffle après souffle, on gravit les pentes entre les glaciers Rebmann et Ratzel.
À Stella Point (5 756 m), le soleil se lève sur l'Afrique. Puis, la crête finale jusqu'au sommet : Uhuru Peak, 5 895 m. Le toit du continent. L'émotion d'une vie. Après le sommet, longue descente jusqu'au camp de Mweka.
La descente finale à travers la forêt tropicale. Les jambes sont lourdes, mais le cœur est léger. À la porte de Mweka, les certificats de réussite sont remis. Les porteurs chantent. Le rêve est devenu réalité. Hakuna Matata.
Pourquoi la voie Machame ? C'est l'itinéraire qui offre le meilleur compromis entre beauté des paysages, acclimatation progressive et taux de réussite. La stratégie « marche haut, dors bas » du Jour 3 (montée à la Lava Tower puis redescente) permet au corps de s'adapter en douceur à l'altitude. C'est aussi la voie qui traverse le plus grand nombre de zones climatiques — de la jungle au glacier en 7 jours.
Les grands-parents de Dido sont nés dans les montagnes du Daher, au sud-est de la Tunisie. Un paysage sculpté par les siècles, où les villages berbères s'accrochent aux crêtes comme des nids d'aigles.
Ce territoire, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, raconte une civilisation de l'altitude, de la résistance et de la beauté minérale. Avant de gravir le Kilimandjaro, Dido gravira — symboliquement — les pas de ses ancêtres.
"La montagne ne connaît pas les frontières. Elle appartient à ceux qui savent la regarder."
— Une famille, trois générations, un même horizonBerceau de l'humanité, la Tanzanie abrite certains des paysages les plus spectaculaires de la planète : le Serengeti, le cratère du Ngorongoro, l'île de Zanzibar — et bien sûr, le Kilimandjaro, plus haute montagne d'Afrique.
Le parc national du Kilimandjaro, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987, couvre 1 688 km² et abrite cinq zones climatiques distinctes : de la forêt pluviale luxuriante aux glaciers équatoriaux, en passant par la lande et le désert alpin.
De la forêt pluviale tropicale aux glaciers éternels. En 7 jours, l'expédition traverse l'équivalent d'un voyage du Congo au pôle Nord.
Le parc national du Kilimandjaro est classé patrimoine mondial depuis 1987 pour sa biodiversité exceptionnelle et son statut de plus haut sommet d'Afrique.
Surnommée "Whiskey Route", réputée pour ses paysages splendides et son profil d'acclimatation progressif. 62 km en 7 jours jusqu'au sommet.
Annonce du projet, mise en place des partenariats, début de la préparation physique.
Trek dans les Alpes, sessions d'acclimatation progressives. Les premiers 3 000 mètres.
Médical, équipement, visualisation. Un entraînement intensif encadré par des experts.
7 jours d'expédition. Voie Machame. Objectif : Uhuru Peak au lever du soleil.
La préparation médicale d'une expédition en Tanzanie est rigoureuse. Voici les vaccinations requises et recommandées par l'Institut Pasteur et le Ministère français des affaires étrangères pour voyager en Tanzanie. Dido est à jour sur l'ensemble de ce protocole.
Ce projet est une histoire à raconter : celle d'un enfant courageux, d'une famille unie, d'une montagne mythique. Une histoire qui rayonnera à travers les médias, les réseaux sociaux, les écoles, les communautés. Rejoignez la cordée.
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